C’était bien mais tout a une fin …

Darakan_2683Bonjour à toutes et tous,

Il y a près de 2 ans, je vous informais déjà de la probabilité d’une fermeture de la librairie Darakan que j’ai eu le grand plaisir d’ouvrir et d’animer durant plus de 34 ans.

La probabilité est devenue réalité et la fermeture sera effective à la fin du mois de mars.

Je suis très heureux d’avoir partagé ces années avec vous, d’avoir permis que certains titres soient proposés à Bruxelles, de vous avoir peut-être fait découvrir un auteur, un livre, un film et d’avoir grâce à beaucoup d’entre vous découvert moi-même des textes, essais, films que je m’empressais de proposer dans la librairie ce qui a fait durant des années la richesse, l’éclectisme désiré et l’originalité de Darakan dans le paysage bruxellois.

Durant de nombreuses années, j’ai donc pu réaliser mon rêve de “faire” libraire, et de gagner ma vie en faisant le métier que je voulais. Mais ce n’est plus le cas depuis 3-4 ans et donc, après avoir beaucoup réfléchi, j’ai décidé de fermer la librairie.

Il n’y a pas de repreneur . La maison est d’ailleurs à louer…

Mais si quelqu’un décidait de se lancer dans l’aventure de l’ouverture d’une librairie, je me ferais un plaisir de répondre à toutes ses questions et de l’aider dans la mesure de mes moyens.

Par ailleurs, je continuerai à m’investir comme bénévole dans l’asbl Genres d’à côté et le festival Pink Screens mais aussi dans d’autres activités bénévoles . Et je compte aussi prendre du bon temps.

Je vous remercie pour toutes ces années passées avec vous et j’espère vraiment que l’on continuera à se croiser, à papoter de livres, de films et pourquoi pas, de refaire encore et encore le monde autour d’une bonne trappiste!

Merci et à bientôt

jacques

PS: il y a donc des ristournes, des soldes …

VERT DE GRIS – Philip Kerr, edition du masque

1954. Alors que Bernie Gunther tente de fuir Cuba en bateau accompagné d’une sulfureuse chica, il est arrêté par la CIA et enfermé à New York puis au Landsberg à Berlin. C’est que nous sommes en pleine Guerre froide. L’Oncle Sam place et bouge ses pions en Europe, cherche des informations sur l’Allemagne de l’Est et sur les Russes. Quel rapport avec Gunther ? Sa liberté dépendra des informations qu’il veut bien donner sur ses anciens « camarades » de la SS, notamment Erich Mielke, personnage trouble auquel Bernie Gunther a eu maintes fois affaire pendant et après la guerre, devenu chef de la toute nouvelle Stasi. Par ailleurs, les Français cherchent eux à mettre la main sur Edgar de Boudel, un collaborateur qui se cache sous l’uniforme d’un prisonnier de guerre allemand de retour de camp en URSS.

Ce septième volet des aventures de Bernie Gunther nous fait voyager de 1930 à 1954, revenant sur la montée du nazisme tout en nous éclairant sur les “stratégies” des différentes forces d’occupation. Les techniques de la CIA ou des services d’espionnage français n’ont rien à envier à leurs collègues soviétiques… L’on découvre aussi avec horreur les conditions inhumaines subies par les soldats allemands emprisonnés dans des camps durant de nombreuses années après la fin du conflit.

Un livre puissant et comme d’habitude dans les romans de Philip Kerr, la fiction s’inscrit avec force dans le paysage historique qu’on croyait connaître et qu’on (re)découvre avec fascination et horreur

Le 6ème volume de la saga “HOTEL ADLON” paraît simultanément en livre de poche

Des idées pour sous le sapin …

Vous cherchez des idées pour sous le sapin, pensez DARAKAN ( eh oui, encore quelques tours de manège pour la librairie !!! 33, c’était trop court!!! )

Voici une petite sélection mais il y a plein de d’autres bonnes surprises en magasin!!!!

Des livres érotiques, sur le cinema, sur les musiques, De la litterature queer ou pas …

Cassie Wright, star du porno sur le retour, a décidé de terminer sa carrière sur un coup d’éclat : se faire prendre devant les caméras par six cents hommes au cours d’une seule nuit. Dans les coulisses, les heureux élus attendent patiemment leur tour. Parmi eux les numéros 72, 137 et 600 font part de leurs impressions. Mais, entre fausses identités, désirs de vengeance et pulsions homicides, la nuit ne va pas du tout se dérouler comme prévu. Plus trash, subversif et sauvage que jamais, Chuck Palahniuk réussit l’exploit de nous offrir un roman à suspense se déroulant entièrement pendant un gang-bang. Il poursuit au passage son exploration de la face obscure des sociétés bien-pensantes, sous l’angle, cette fois, de la pornographie.

En vingt ans, de 1946 à 1966, l’industrie italienne du cinéma va produire quelques 185 péplums. De ce foisonnement de productions, des plus sérieuses au plus farfelues, Florent Fourcart livre une très fine et juste analyse qui prend en compte aussi bien les aspects artistique, économique que social de ce genre populaire.Mais qu’est-ce qu’un péplum exactement ? Comme le rappelle Fourcart, citant Claude Aziza : « Péplum tout film dont le sujet se passe dans l’antiquité qu’on fera commencer à la période biblique et se terminer à l’aube du moyen-âge. » L’auteur démontre que le péplum italien n’est pas une pâle copie des productions américaines.

Il est dit au Japon qu’au Commencement était non pas un, mais deux dieux – Izanami l’homme et Izanagi la femme – car dans ce pays qui pose une histoire de cœur au départ dIe tout, la seule chose importante c’est d’aller à la rencontre de l’autre. Que l’autre soit mâle, femelle, végétal, animal, dieu, étoile ou fantôme, peu importe. Aucun être ne peut s’accomplir sans avoir poursuivi, sur la trace des dieux, cette quête vers l’inconnu(e).
Dans la Genèse japonaise, donc, le monde est le résultat d’un acte d’amour entre deux êtres qui, préalablement, tournent autour d’un poteau pour mimer la première rencontre : « Oh quel beau jeune homme !», s’exclame Izanami en simulant la surprise. « Oh quelle belle jeune fille !», s’exclame Izanagi, qui lui renvoie l’image en miroir du coup de foudre… Après quoi, les amoureux mythiques procèdent aux multiples étreintes qui donnent naissance à ce qui existe, y compris les êtres humains, tous issus de ce désir qui a porté la première femme vers le premier homme.
Cet ouvrage recense les cent histoires d’amour les plus connues du Japon, décryptées et commentées par des artistes, des anthropologues ou des historiens. Entrez dans la danse de ces multiples désirs croisés qui reflètent, chacun, une parcelle du nihon no kokoro : “le cœur du Japon”.

De Laura (1944) à Rivière sans retour (1955) puis à Exodus (1960), du Cardinal (1963) à The Human Factor (1979), magnifique dernier film, Otto Preminger n’a cessé d’évoluer. Le Preminger que défendirent Jacques Rivette, Jean-Louis Noames ou Serge Daney au présent, dans les années 1950 et les années 1960, n’est donc pas le même que celui que relisent aujourd’hui, année après année, période après période, Olivier Eyquem, Chris Fujiwara, Christoph Huber, Pierre Léon, Miguel Marias et Mathieu Macheret.
Cet ouvrage ne rend pas seulement hommage à l’une des oeuvres capitales du cinéma hollywoodien. Il célèbre aussi sa plasticité, son évolution, c’est-à-dire son actualité.

It is a fully-illustrated compilation with a lot of rarely-seen photos, drawings and comics produced by the greatest Master of Bondage from 1946 to 1961.

Le bas ne se laisse qu’entrevoir… et pourtant, sa magie opère toujours aujourd’hui. Objet de culte, source de fantasmes, accessoire élégant, le bas rend hommage à la féminité. Découvrez l’histoire du bas, de l’Antiquité à nos jours, à travers ses formes, ses matières, ses emplois et ses significations.

C’est un livre colossal et méticuleux. Il nous permet de tout savoir, désormais, de Jean Renoir (1894-1979), ce cinéaste sanctifié par la Nouvelle Vague et de­venu, aujourd’hui, le modèle de tout réalisateur débutant. Tout savoir, et même, c’est vrai, ce qu’on eût préféré ignorer : ses hésitations constantes, son indolence parfois regrettable. On connaît la philosophie des personnages de ses films : chacun a ses raisons. Cette morale, Renoir se l’est appliquée à lui-même, et Pascal Mérigeau aligne avec une affection implacable les contradictions, les atermoiements du personnage.

Le chant de l’oiseau-lyre d’Australie, les vents de Patagonie, les flûtes sacrées Aré’ aré des Îles Salomon, les vibrations des bâtiments de nos villes ou les louanges exaltées des pêcheurs de perles de Bahreïn ne sont que quelques exemples des innombrables sons et musiques abordés dans cet ouvrage consacré à la pratique du field recording, de l’enregistrement de terrain. Tout au long du xxe siècle, des hommes ont parcouru le monde afin de capter des curiosités sonores pour des raisons scientifiques, patrimoniales et esthétiques. Ce sont des audio-naturalistes, des collecteurs de musique traditionnelle, mais aussi des compositeurs avides de découvrir un nouveau matériau musical. Les microphones sont leurs outils, voire leurs instruments, l’écoute est leur méthode d’approche. En sortant du studio, ils prennent le risque de se confronter à l’imprévisible, à l’incontrôlable, au fragile parfois. Ils se nomment Alan Lomax, Chris Watson ou encore Luc Ferrari.
Cent disques rendent ici compte de leur quête, toujours en cours, du « chant du monde ».
Une riche introduction et trois interviews de figures majeures du field recording (Jean C. Roché, Bernard Lortat-Jacob et Peter Cusack) complètent cette anthologie.


L’irruption sur la scène publique, culturelle et politique de l’affirmation homosexuelle a entraîné, au cours des dernières années et à l’échelle internationale, une prolifération de discours sur la définition même de l’homosexualité, et soulevé tout un ensemble de problèmes théoriques, sociologiques, philosophiques : qu’est-ce qu’un homosexuel aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’une identité ? Qu’est-ce qu’une mobilisation politique ? Didier Eribon propose ici une série de réflexions ….

Joy Division est devenu un groupe culte de la période post-punk. Ses quatre jeunes membres, qui durent supporter une pression écrasante, composèrent des chansons dont la force dramatique et la tension n’ont jamais été égalées. Paul Morley fut à la fois leur contemporain et leur compatriote du Nord de l’Angleterre. Il décrit ici en détail et de façon saisissante l’” humeur, l’atmosphère et le trouble fugitif ” qui enveloppèrent ce groupe unique et son chanteur maudit, Ian Curtis. Voici ses écrits complets sur Joy Division …

Sam Fahey mène une vie solitaire à Tijuana Straits, à la frontière de la Californie et du Mexique, jusqu’au jour où il recueille Magdalena, une jeune femme mexicaine qui a échappé à une tentative d’assassinat. Elle entraîne Sam à la recherche de ses meurtriers au Mexique où règnent la corruption, l’immigration clandestine et les trafiquants de drogue.

ET DES DVD !


En 1804 une jeune femme se fait passer pour la Comtesse de Renurset et demande à un contrebandier nomme Gilliat de la faire débarquer en France. En réalité, c’est une espionne anglaise qui doit obtenir les renseignements auprès de Napoléon sur ses projets de débarquement en Angleterre. La vraie Comtesse est emprisonnée dans la Tour de Londres. Gilliat tombe amoureux de la fausse Comtesse. La jeune femme réussit à être reçue par Napoléon lui-même mais elle est vite démasquée par Fouché et emprisonnée. Entre temps Gilliat a été incarcéré pour un trafic en Angleterre, les services secrets lui demandent d’aller en France pour récupérer leur agent féminin contre sa propre liberté. Le jeune homme s’y rend sans hésiter car il veut voler au secours de sa belle espionne. Gilliat, très épris, réussit à mener à bien le retour clandestin en Angleterre de sa bien-aimée.

Une jeune femme à la vie sexuelle perturbée consulte un psychiatre. A la suite de cette entrevue, elle passe la nuit avec un inconnu rencontré dans un musée. Le lendemain, elle se fait assassiner par une mystérieuse blonde. Une call-girl qui a assisté au drame est traquée par la meurtrière.

Le coffret “La nuit américaine de Fritz Lang” : 2 films et un essai de bernard Eisenschitz
LA CINQUIEME VICTIME :
Le « Tueur au Rouge à Lèvres » terrorise la ville. Pour le démasquer, un patron de presse organise une compétition entre trois journalistes ambitieux. Prêts à tous les coups tordus pour réussir, les reporters feront preuve d’un arrivisme qui finirait presque par rendre le tueur sympathique.
L’ INVRAISEMBLABLE VERITE :
Adversaire acharné de la peine de mort, le rédacteur en chef Austin Spencer décide de “monter un coup” avec son journaliste Tom Garrett. Ils … Lire la suitefabriquent des preuves accusant ce dernier d’un crime qui défraie la chronique, le but étant de dénoncer une erreur judiciaire qui aurait pu condamner à mort un innocent. Le jour du verdict, Austin Spencer chargé d’apporter les preuves de falsification, se tue dans un accident de voiture.

Il y a vingt-cinq ans sortait en France Welcome in Vienna, film globalement salué par la critique – son réalisateur, Axel Corti, prématurément décédé en 1993, étant lui peu à peu oublié.
Or le film distribué il y a vingt-cinq ans n’était que la dernière partie d’une trilogie, et c’est cet ensemble d’une toute autre ampleur, aux deux tiers inédit en France, donc, qui sort aujourd’hui sous le même titre global de Welcome in Vienna.
Un événement cinématographique, l’une des grandes œuvres de cette année.
Fondés sur un scénario largement autobiographique de Georg Stefan Troller, ces trois films chroniquent la vie de jeunes Autrichiens juifs depuis la Nuit de cristal en 1938 jusqu’à la victoire sur les nazis en 1945.

C’est le film manquant de la filmographie de Stanley Kubrick. Un premier long-métrage dont son auteur, plus tard, cherchera à détruire le négatif, et qu’il exclura de toute rétrospective. Volonté perpétuée encore aujourd’hui par ses héritiers. Au-delà de ses qualités et de ses défauts, Fear and Desire constitue un témoignage passionnant sur les premiers pas, trébuchants, d’un impressionnant artiste du cinéma.

En 1957, l’éditeur du poète américain Allen Ginsberg est poursuivi en justice à la suite de la publication du poème “Howl” considéré comme obscène. Peu connu à l’époque, l’auteur devient rapidement un des personnages marquants de la contre-culture américaine.

Photographe, cinéaste et aujourd’hui artiste, Agnès Varda est plurielle et ne cesse d’apporter un sou?ffle de liberté, de créativité dans la vie culturelle française. Ce coffret ambitieux regroupe l’intégrale des films de la « grand-mère de la Nouvelle vague ». Il contient des courts et des longs métrages, des documentaires et des fictions, avec des stars (Deneuve, Birkin, et même De Niro) et des anonymes. S’y côtoient œuvres bien connues, films introuvables, et autres curiosités témoignant des multiples facettes de la cinéaste-glaneuse…

Un vendredi soir, après une soirée arrosée chez ses amis, Russell décide de sortir dans un club gay. Juste avant la fermeture, il rencontre Glen et finit par rentrer avec lui. Mais ce qu’il avait pensé n’être qu’une aventure d’un soir va finalement se transformer en toute autre chose. Lors de ce week-end rythmé par les excès, les confidences et le sexe, les deux hommes vont peu à peu apprendre à se connaître. Une brève rencontre qui résonnera toute leur vie…

33 tours et puis bientôt s’en va…

Bonjour à toutes et à tous

Le temps des grandes décisions est venu. j’ai passé 33 ans dans la librairie que beaucoup d’entre vous ont fréquentée et fréquentent encore. J’y ai passé des moments formidables grâce à vous, grâce aussi au fait de m’être réalisé dans ma vie professionnelle.

Je voulais être libraire , je suis devenu libraire et de plus, j’ai pu tout au long des 33 années passées ici proposer le genre de livres que j’aurais voulu trouver chez mon libraire si j’avais été client. Un grand choix de livres sur le cinéma, la musique rock et la photographie, des romans, beaux livres ou essais traitant du genre et de l’homosexualité, des polars bien noirs et hors des sentiers battus mais aussi de nombreux romans, essais que j’aimais même s’ils sortaient des catégories citées plus haut .

Ainsi Kerouac et son “Sur la Route” que certains découvrent maintenant grâce au film très moyen de Walter Salles, est présent dans la librairie depuis 33 ans tout comme les autres auteurs de la Beat Generation (Ginsberg, Burroughs…).

Plutôt qu’axer la librairie sur l’écoulement de nouveautés, j’ai toujours voulu privilégier l’aspect “fond” de la librairie càd garder en permanence en stock des ouvrages signifiants dans les domaines dans lesquels je me suis spécialisé au risque d’avoir une rotation (le joli terme!) de stock peu rentable, mais cela a très bien marché durant 30 ans! Idem pour les auteurs que j’aime: on ne trouve pas que le dernier ouvrage de tel ou tel mais en plus de la nouveauté d’un auteur, on trouve , dans la mesure des disponibilités chez les éditeurs, l’ensemble de l’oeuvre de cet auteur.

Depuis quelques années, la librairie s’est ouverte à la vente de dvd et propose un grand choix de films d’auteur (films de l’âge d’or hollywoodien, classiques italiens et japonais, raretés tchèques, polonaises, suédoises etc…) ainsi que de nombreux films traitant de l’homosexualité et du genre.

Une librairie, c’est aussi un espace de discussions et d’échanges et si j’ai permis à un certain nombre personnes de découvrir certains auteurs, j’ai moi aussi grâce à beaucoup d’entre vous eu connaissance d’auteurs que je n’aurais probablement pas lus.

Mais je vieillis (un peu!!!), et puis l’époque est différente, tout évolue très vite. L’envie de découverte et de lecture est toujours là mais le public peut combler ses envies de lecture de mille et une manières et il semblerait que la petite librairie “spécialisée” a moins de raisons d’être en tout cas dans la forme qu’a la librairie Darakan.

Il faudrait repenser beaucoup de choses. Pour cela, je devrais disposer de beaucoup plus d’espace. Je pourrais évidemment utiliser les étages et faire une librairie plus aérée, plus avenante, plus “ludique” sans négliger la création d’un espace de vente sur le net. Mais pour cela , il faut beaucoup d’énergie et je commence à en manquer. Donc, je vais sans doute, dans les mois qui viennent, arrêter mon activité, mais non sans tristesse…

Bien sûr, j’aimerais que la librairie continue d’exister sous une forme ou une autre et je serais donc vraiment heureux si quelqu’un-e voulait reprendre le flambeau… Avis aux amateurs!

Même si je ne suis pas encore parti, je tiens à vous dire merci pour le plaisir que vous m’avez donné. Cependant, je ne vais pas disparaître complètement, je vais continuer à être actif dans certaines activités socio-culturelles, entre autres l’organisation du festival Pink Screens et ce avec les nombreux autres bénévoles de l’association Genres d’à Côté.

Merci , à bientôt

Jacques

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Séance de signatures Fabrice Neaud vendredi 2 mars dès 16h00

nu-men Bonjour à tou-te-s,Fabrice Neaud, l’auteur du déjà culte ” JOURNAL ” ( 4 tomes disponibles ) vient de publier une nouvelle Bande dessinée: “NU-MEN” qu’il viendra dédicacer le vendredi 2 mars à partir de 16H00à la librairie DarakanDans un univers bouleversé par les catastrophes naturelles, Fabrice NEAUD crée un univers de science-fiction qui aborde de nombreux thèmes actuels qu’il pousse à leur paroxysme. Immigration, clandestinité, homophobie, progrès technologiques à la limite de l’éthique, une véritable politique fiction sociale et engagée.

J’espère vous voir nombreux à cette dédicace.Cordialement

Jacques

PS Si vous êtes intéressés , faites-le moi savoir, svp.

Triangle rose : séance de signatures 23/11 dès 16h30

Bande dessinée de Michel Dufranne, Milorad Vicanovic et Christian Lerolle
Edition Quadrants 17€
Une fresque historique bouleversante, violente mais pudique, qui met en lumière les
déportés homosexuels durant la seconde guerre mondiale. Ceux-ci furent classés par les
nazis en bas de la hiérarchie humaine et déportés dans les camps. La répression dont ils
furent les victimes s’est prolongée même après la fin des hostilités.
Sollicité par son petit-fils qui doit pour l’école faire un devoir sur la guerre 39-45, Andreas
Müller doit se remémorer sa propre histoire . De l’insouciance du début des années 30,
lui et son groupe d’amis seront petit à petit et sans en prendre immédiatement conscience,
confrontés à la montée de la peste brune et de l’intolérance . Ils seront comme d’autres
groupes de la population d’abord moqués, puis méprisés et enfin arrêtés, persécutés,
expédiés dans les camps.
Dessin réaliste et couleur sepia (pour les années de guerre) renforce encore l’horreur, la
violence , l’inhumanité d’une époque qu’on voudrait croire morte à jamais.
Mais la guerre terminée, les rares rescapés durent encore faire face à l’oppression, au
rejet. Ce n’est que dans les années 80 que la loi dite « paragraphe 175 » permettant la
condamnation des homosexuels fut totalement supprimée de la plupart des codes pénaux
européens .
Les auteurs viendront signer leur ouvrage le mercredi 23 novembre à partir de 16H30 à la
librairie Darakan

DARAKAN a 30 ans!

DARAKAN  a 30 ans.

A cette occasion, Jacques a décidé de souffler les bougies avec ses amis, avec ceux qui le suivent fidèlement ou qui travaillent avec lui depuis toutes ces années, mais aussi tous ceux qui ne connaissent pas encore la librairie de la rue du Midi, à Bruxelles.

Depuis ses débuts, DARAKAN propose entre autres des livres sur le cinéma, la photographie, une collection de polars, dont c’est une des spécialités, des livres sur le rock, et de la littérature gay, lesbienne et queer. Un bien curieux mélange, mais qui reflète assez bien les goûts et centres d’intérêts de Jacques.

Nina Hoss dans JERICHOW de Christian Petzold

Durant la semaine du 7 au 11 juin, Jacques proposera, au cinéma Arenberg et grâce à leur aide, quelques films qu’il aime: des inédits, comme la comédie hilarante avec Chiara Mastroiani UN CHAT UN CHAT et JERICHOW, film noir éblouissant, réalisé par le meilleur représentant du nouveau cinéma allemand; une avant-première, NUITS D’IVRESSE PRINTANIERE, film chinois tourné dans la clandestinité retraçant les relations amoureuses chaotiques d’un jeune homo; un film culte de Derek Jarman, EDWARD II, flamboyant exemple du style non conventionnel de son auteur; et enfin une reprise, EXTERIEUR, NUIT, film nocturne qui a profondément marqué Jacques lors de sa sortie en 1980, à (re)découvrir sur grand écran.

Christine Boisson dans EXTERIEUR, NUIT de Jacques Bral

Et comme un anniversaire est avant tout une fête, les occasions ne manqueront pas de trinquer aux prochaines années de DARAKAN: un drink sera offert à l’ouverture de ce mini-festival au Cinéma Arenberg le lundi 7 juin, à l’issue de la projection de UN CHAT UN CHAT et avant la séance du jeudi 10 juin, NUITS D’IVRESSE PRINTANIERE.

NUITS D'IVRESSE PRINTANIERE de Lou Ye

La semaine s’achèvera en beauté par PRAIRIE ROSE, une party toute “darakanienne”, qui aura lieu le samedi 12 juin au Kiko Bar, Rue d’Artois 44, 1000 Bruxelles (entrée et première boisson gratuites!)

En espérant vous voir nombreuses et nombreux pour fêter cet événement et vous remercier de votre fidélité!

Pour la programmation et l’organisation de la fête finale, Jacques voudrait vivement remercier : l’équipe du Cinéma Arenberg, l’équipe de Genres d’à côté, Régine Vial & Mathieu Berthon & les Films du Losange, Inès & Carlotta Films, Jacques Bral, The Match Factory, Etienne Ollagnier & Jour2Fête, Brian Shingles & The Works, Bruno Parent, Stephan De Potter & Cinéart; Luuk & Germain Papillon, Michel Ange, François Röze, Jean-Biche, Jean-Louis, Nico, Kristof et Pascal Meuwissen, Chris Miller, Tonio Di Zinno, Philippe Mockel et Eric Adam.

Librairie DARAKAN – rue du midi 9 – 1000 Bruxelles
Cinéma ARENBERG – Galerie de la Reine, 26 – 1000 Bruxelles –

Prix: 8/6,60 euro

UN CHAT UN CHAT – Sophie Fillières – Lundi 7 juin – 19.30

Cinéma Arenberg – Lundi 7 juin – 19.30 – 8/6,60 euros

La séance sera suivie d’un drink

FR – 2008 – 1h45 – VO FR – Inédit
Avec Chiara Mastroianni, Agathe Bonitzer, Malik Zidi, Sophie Guillemin
BANDE ANNONCE

Nathalie est une écrivaine relativement célèbre mais en panne de création. Sa vie, comme son appartement, est en chantier. Arrive une jeune fille qui s’est mis en tête de devenir le sujet de son nouveau roman. Entre les 2 femmes, s’esquisse un jeu de chat et de souris au terme duquel Nathalie se remet à écrire.

Cette comédie fantasque nous plonge dans la pâte peu reluisante des inhibitions, des petites phobies et remue sans complaisance l’ordinaire de la boue névrotique de chacun., mais avec une drôlerie aussi poétique qu’attachante.

Chiara Mastroianni est absolument irrésistible . Il faut la voir en somnambule, malaxer des éléments improbables avec une énergie furieusement régressive et confectionner des gâteaux merdiques à souhait.

Cinéma Arenberg – Lundi 7 juin – 19.30 – 8/6,60 euros

La séance sera suivie d’un drink

EDWARD II – Derek Jarman – Mardi 8 juin – 21.30

Cinéma Arenberg – Mardi 8 juin – 21.30 – 8/6,60 euros

GB – 1991 – 1h30 – VO STT FR – Reprise
Avec Steven Waddington, Andrew Tiernan, Tilda Swinton
BANDE ANNONCE

Nouvellement couronné, Edouard II rappelle son fidèle ami et amant Gaveston de l’exil. Follement épris de lui, le roi le couvre de cadeaux et de titres, suscitant la jalousie de la cour. Lorsque Gaveston se venge du responsable de son exil avec l’appui du roi, la cour s’organise autour de Mortimer et de la reine Isabelle, souveraine délaissée. Ceux-ci forcent Edouard à bannir son amant.
Artiste protéiforme, figure clé du cinéma expérimental, Derek Jarman explose ici la pièce de Christophe Marlowe, illustre contemporain de Shakespeare, pour en faire une œuvre libre et baroque, mêlant passion, trahison et violence. Edward II mélange les genres : sans pour autant renier son origine classique, Jarman allie la langue de Marlowe aux emblèmes postmodernes des années 1990, l’iconographie gay, l’esthétique pop et la scénographie moderne chère à l’artiste.

Une tragédie punk flamboyante à redécouvrir absolument !

Cinéma Arenberg – Mardi 8 juin – 21.30 – 8/6,60 euros

JERICHOW – Christian Petzold – Mercredi 9 juin – 21.30

Cinéma Arenberg – Mercredi 9 juin – 21.30 – 8/6,60 euros

DE – 2009 – 1h30 – VO SST FR – Avant-première
Avec Nina Hoss, Benno Fürmann, Hilmi Sözer
BANDE ANNONCE

Dernier film en date du meilleur représentant de la nouvelle vague allemande, JERICHOW reprend la trame de « Le Facteur sonne toujours deux fois » et nous propose un récit très noir , à l’intrigue resserrée sur un trio amoureux.

Laura vit avec Ali dont elle dépend financièrement mais elle tombe amoureuse de Thomas, engagé comme chauffeur par son mari. Très vite, les amants fomentent d’éliminer Ali.

Face à ces trois personnages qui semblent toujours en sursis, Christian Petzold , grâce à une mise en scène éclatante, nous propose un film passionnant entre le film noir, la romance passionnée et le constat socio-réaliste aussi abrupt que désespéré.

Cinéma Arenberg – Mercredi 9 juin – 21.30 – 8/6,60 euros